En 2026, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) s’impose comme un standard attendu par le marché. Bien qu’elle ne soit pas universellement obligatoire, certaines entreprises sont désormais tenues de publier des informations extra-financières, notamment dans le cadre de la et des . Pour les grandes entreprises cotées, ainsi que pour les ETI et PME cotées selon des , la publication d’un rapport de durabilité conforme aux normes ESRS et audité devient une obligation légale. Ces seuils concernent notamment les entreprises de plus de 250 salariés, ou celles dont le chiffre d’affaires dépasse 40 millions d’euros ou le total de bilan 20 millions d’euros.
Qui est concerné par l’obligation RSE en 2026 ?
Pour les PME non cotées, la RSE n’est pas légalement imposée, mais elle devient de plus en plus requise par les donneurs d’ordre, les banques et les appels d’offres, qu’ils soient publics ou privés. Même si votre entreprise n’est pas soumise à la CSRD, adopter une démarche RSE représente un levier stratégique de compétitivité, d’accès à de nouveaux marchés et de financement. Les entreprises engagées bénéficient d’une meilleure image auprès de leurs clients, collaborateurs et investisseurs, tout en réduisant leurs coûts grâce à une gestion optimisée de l’énergie, des matières premières et des déchets.
Pourquoi adopter une démarche RSE en 2026 ?
La RSE permet d’accéder à des marchés porteurs, de répondre aux exigences croissantes des clients et des investisseurs, et de sécuriser sa chaîne d’approvisionnement. Elle réduit également les risques réglementaires et améliore l’attractivité de l’entreprise, tant en termes de recrutement que de fidélisation client. Ignorer la RSE peut, à l’inverse, entraîner une perte de compétitivité face à des concurrents engagés, des difficultés à répondre aux appels d’offres, et un risque accru de greenwashing si la démarche est superficielle ou mal communiquée.
Comment mettre en place une démarche RSE efficace ?
Mettre en œuvre une démarche RSE efficace en 2026 repose sur plusieurs étapes clés. Il est d’abord essentiel de cartographier ses enjeux en réalisant une . Cela permet d’identifier les impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance les plus significatifs pour l’activité et les parties prenantes. Ensuite, il convient de définir une stratégie claire, assortie d’objectifs chiffrés et réalistes, comme la , l’augmentation de la , ou encore la formation de 90 % des managers à la RSE en douze mois.
Un plan d’actions priorisé sur douze à vingt-quatre mois doit ensuite être élaboré, en ciblant des projets à fort impact et rapides à mettre en œuvre. Cela peut inclure des initiatives dans les domaines de l’énergie, de la mobilité durable, de la gestion des déchets, de la diversité ou encore de la conformité des fournisseurs.
Pour garantir la crédibilité de la démarche, il est crucial de mettre en place des indicateurs de suivi, des outils de collecte de données fiables et un , qu’il soit interne ou externe.
Enfin, la publication d’un rapport de durabilité clair et transparent, ainsi que la formation des équipes et des partenaires, permettent de concrétiser et de valoriser l’engagement RSE de l’entreprise.
Les erreurs à éviter dans une démarche RSE
Parmi les pièges à éviter, le . Il s’agit de communiquer sur des engagements RSE sans preuves tangibles ou avec des chiffres non audités. Une autre erreur fréquente consiste à lancer des projets dispersés, sans priorisation ni responsables désignés, ce qui limite leur efficacité. Il est également important d’éviter les , dues à des outils inadaptés ou à une traçabilité incomplète. Enfin, la RSE ne doit pas être cantonnée à un seul service, mais intégrée dans tous les aspects de l’entreprise, des achats aux ressources humaines, en passant par la finance et le développement produit.
Par où commencer concrètement ?
Pour les entreprises qui se demandent par où commencer, il est recommandé de réaliser une analyse de double matérialité, de fixer trois à cinq objectifs chiffrés, de choisir un outil de collecte de données adapté et de lancer un plan d’actions priorisé sur douze mois. Le , bien que non obligatoire pour toutes les structures, est souvent exigé par les clients et constitue un outil indispensable pour se fixer des et pour le reporting de durabilité.
La RSE, un levier de performance durable
En 2026, la RSE n’est plus une option, mais un pilier de la performance et de la résilience des entreprises. Qu’elles soient soumises à la CSRD ou non, les organisations ont tout à gagner à structurer leur démarche RSE, en s’appuyant sur un diagnostic rapide, un plan d’actions priorisé et un reporting aligné sur les normes en vigueur. Intégrer la RSE à tous les niveaux de l’entreprise permet non seulement de répondre aux attentes réglementaires et sociétales, mais aussi de et de se différencier sur son marché.